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vendredi 15 mars 2019

PETITE ESCAPADE MATINALE



Ce matin, j’ai joué un bon tour à ma maman. Je lui ai faussé compagnie. Ni vu, ni connu. Je vous raconte.

Depuis qu’il recommence à faire un peu doux, ma maman me met dehors sur le patio arrière sans collier ni attelage. Oui madame! Oui monsieur! La liberté totale! Inutile de vous préciser que J’ADORE ça! Au début, je me demandais bien pourquoi elle me laissait lousse comme ça, mais j’ai compris assez rapidement; il m’était impossible d’aller où que ce soit tant il y avait de la neige partout, partout. Zut de zut!

Mais ce matin, j’ai fait un tour de passe-passe tellement vite qu’elle ne s’en est même pas rendu compte. J’ai marché non pas sur les eaux… mais sur la neige! Je ne sais pas pourquoi, ma petite tête de chat ne comprend pas tout bien évidemment, mais ce matin, je pouvais marcher sur la neige sans risquer de disparaître sous elle. Toujours est-il que j’ai pu traverser la clôture très facilement et je suis allée explorer la cour du voisin. J’ai monté des monticules de neige, j’ai été vérifier sous sa galerie arrière s’il n’y avait pas des odeurs de d’autres petits minous. J’ai respiré à fond le bon air pur et frais. J’ai exploré et exploré. Mais pas d’odeurs de petits minous. Décevant. À croire que je suis la seule de mon espèce dans mon quartier.

Et puis, à un moment donné, le vent s’est levé. Et je n’aime pas quand le vent est fort. Ça me fait terriblement peur. En plus, bien ça me décoiffe tout le poil et j’en ai pour des heures à me refaire une coiffure digne de ce nom. Alors, avec ce vent, la peur m’a pris et j’ai décidé de mettre fin sans plus tarder à mon escapade. Je suis donc retournée chez moi. Je me suis collée sur la porte patio le plus que je pouvais en attendant que ma maman vienne m’ouvrir la porte. Comme elle n’était pas proche, j’ai dû faire un peu de bruit pour qu’elle m’entende. Elle est venue m’ouvrir aussitôt.

Je croyais qu’elle serait fâchée après moi, mais non, au contraire, elle semblait soulagée que ma petite fuite n’ait pas duré plus longtemps. Soupir de soulagement pour moi, parce que quand ma maman se fâche, je fais mieux de me tenir tranquille. C'est moi qui vous le dis!

Mais maintenant, je crois bien que ma liberté vient de s’arrêter ici. Je suis presque certaine que la prochaine fois que je demanderai la porte, je ne pourrai sortir sans mon habillement d’attelage et collier. Bouhhhh

dimanche 1 août 2010

La peur au ventre!

Cette semaine, je me suis détachée à trois reprises! J'y suis arrivée en tentant de me faufiler par le treillis sous le patio. Mais rassurez-vous, ce n'était vraiment pas volontaire de ma part, malgré ce que pouvaient en penser mes parents au début! Oh non! Si je me faufilais à cet endroit, c'était parce que j'avais peur! J'avais une peur atroce au ventre! Pourtant, je suis toujours sur mon territoire, à l'arrière de la maison. La cour est toujours clôturée, mais j'ai peur! Je n'arrive plus à me contrôler! Depuis quelques jours, j'entends un jeune chien se lamenter. Je ne sais pas où il est, mais je sens qu'il n'est pas loin de la barrière de la clôture, car c'est par là que je l'entends se lamenter! Il me donne la trouille! J'en tremble à chaque fois! Et quand il commence à se lamenter, moi, tout ce que je veux, c'est rentrer dans la maison. Mais mes parents ne m'entendent pas toujours, surtout quand les portes patios sont fermées. Donc, je dois me trouver par moi-même un endroit où me cacher, et le seul endroit sécuritaire que j'ai trouvé, est sous le patio. Mais à chaque fois, j'arrive à me détacher. Mon attelage reste pris dans le treillis et à force de me démener comme un beau diable pour me trouver une cachette au plus vite, c'est là que j'arrive à me débarrasser de cette brassière! Mais au lieu d'en profiter et d'aller courir la galipotte, j'ai tellement peur que je n'ai qu'une envie, que maman me fasse rentrer dans la maison, et vite à part ça!

La première fois qu'elle m'a vue passer devant les portes patios, elle n'en revenait pas que je me sois détachée, et ne comprenait pas comment j'avais fait et pourquoi je l'avais fait. Elle a ouvert la porte patio, et je me suis empressée d'entrer dans la maison. La deuxième fois, elle était aussi perplexe et n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Mais elle a commencé à lire dans mes pensées, et a compris que j'avais peur. Mais elle ne savait pas pourquoi. Elle connaît mes peurs usuelles, et aucune de celles-là n'étaient survenues pendant le laps de temps où j'avais été à l'extérieur. La deuxième fois, elle m'a fait entrer par la porte patio comme la première fois, mais cette fois, elle est sortie dehors pour tenter de comprendre le pourquoi de mon angoisse. Au même moment, elle a entendu ce chien se lamenter très fort. Mais elle n'était pas encore certaine qu'il était la cause de ma panique! C'est à la troisième reprise que ses soupçons sont devenues des certitudes. Quand elle a tenté de reproduire les lamentations du chien, elle a vu mon affolement. Elle a compris que ma peur provenait de là! Et depuis, j'ai peur de sortir dehors à cause de ce jeune chien qui n'arrête pas de se lamenter. Il se sent seul, il a peur lui aussi et il veut que ses parents le fassent entrer dans leur maison, mais soient ils ne sont pas là, soient ils ne s'en occupent pas. Une vraie vie de chien! Et moi, ben, je vais commencer à faire une vraie vie de chat... d'intérieur si ça continue!

dimanche 31 janvier 2010

JE VEUX PARTICIPER À LA CONVERSATION

Moi aussi je veux embarquer dans la conversation. Je m’organise pour parler aussi fort qu’eux pour qu’ils m’entendent et sachent que moi aussi je fais partie de la famille et que je veux participer à la conversation.

Souvent, quand mes parents sont dans leur bureau ou dans le sous-sol, ils se mettent à parler avec entrain de sujets que je ne comprends pas. Mais comme je fais partie de la famille, moi aussi je veux participer! Je me mets donc à pousser des petits miaulements pour leur faire part de mon opinion, même si je ne sais strictement pas de quoi ils parlent. Et si je vois que mes petits miaulements ne m’attirent même pas un regard, une seule once d’attention, j’augmente la note! Mes miaulements deviennent plaintifs et bruyants. Mais, le problème, c’est que l’attention que je reçois n’en est pas une de tendresse, mais de colère, parce que j’enterre la conversation et que je leur fait perdre le fil de leurs idées!! Je suis une petite minoune incomprise bon!!

mardi 29 décembre 2009

MAMAN, J'AI DROIT À MON INTIMITÉ

L’autre jour, maman me fait rentrer d’une petite sortie dehors. Je me suis empressée de descendre au sous-sol. J’avais une grande envie. Juste avant d’entrer dans ma litière, qui se trouve juste en bas des marches au sous-sol, à cause des rénovations, je me suis senti observée. Je me suis donc retournée et, effectivemen, maman me regardait. J’ai continué moi aussi à l’observer jusqu’à ce qu’enfin, elle comprenne que je voulais mon intimité! Elle s’est mise à rire et a commencé à monter les marches la menant au premier plancher. J’ai donc entré mes pattes d’avant dans la litière, mais me sentant encore observée, je me retourne de nouveau pour voir maman qui me regardait encore du haut des marches! J’ai poussé un “brouuu” lui signifiant ainsi ma désapprobation de la voir encore là! Elle a fait un grand sourire et m’a vraiment laissée seule cette fois! Il était temps! Je ne m’en pouvais plus de me retenir. J’ai hâte que les rénos au sous-sol soient finies pour que je puisse enfin retrouver mon intimité quand j’ai le besoin de faire mes petits besoins!!