samedi 14 août 2010

Visiteur indésirable

L'autre matin, j'ai eu droit à une visite tout à fait inattendue et tout à fait indésirable! Je me trouvais à l'extérieur, sur mon minuscule territoire (pas si minuscule que ça que ma mère me dit)! Bon ok! Sur mon immense territoire. Soudain, j'ai vu apparaître, de sous ma clôture, un autre quadrupède de mon espèce!! Pour la couleur, je ne pourrais pas vous dire, car je n'arrive pas à les distinguer. Tout me semble de la même couleur pour moi. Enfin! Ce n'est vraiment pas important!

Mais ce qui est important, c'est que ce félin indésirable se trouvait sur MON territoire!! Oh non! Pas question! C'est MON territoire, et je ne l'avais pas invité celui-là. En fait, ce n'était même pas un mâle (soupir), mais une femelle!! Encore pire!!!

Elle s'est approchée de moi lentement. J'ai commencé à dresser mes poils, à faire le dos rond et à gonfler ma queue comme un écureuil. Je me préparais à la bataille qui s'ensuivrait inévitablement. Si tu penses t'en sortir comme ça, mademoiselle je ne sais qui, tu as frappé à la mauvaise porte. Tu vas voir de quelle patte je me chausse... ou quelque chose comme ça!

Je me suis donc approchée à mon tour très lentement, comme dans un film au ralenti. Un grondement est sorti de ma gorge. Un grondement sourd, menaçant. Ça ne l'a pas arrêtée. Elle a continué à avancer vers moi. Ah ouin? C'est comme ça que tu prends ça? Tu te prends pour la boss de MON territoire? Tu vas voir ce que tu vas voir!

Sans plus attendre, malgré l'entrave de ma brassière et le fait que j'étais attachée (comme toujours, quand je suis dehors), je lui ai sauté dessus en poussant des cris de panthère noire!! Ma mère, qui était encore couchée, car il était très tôt le matin, dira à mon père quelques minutes plus tard, qu'elle avait eu l'impression d'entendre des enfants se lamenter!

Je vous dis que ce ne fut pas long que mon père s'est retrouvé dehors à son tour, se demandant ce qui se passait. La mademoiselle sainte nitouche s'est détachée de moi pour se coller près de mon père. Hey oh! C'est MON père! Ote-toi de là!! Je me suis donc précipitée vers elle en poussant un miaulement tonitruant, et elle a déguerpi à toutes pattes sans demander son reste!

Asta la vista baby!!



vendredi 6 août 2010

Je fais une chatte de moi

Après avoir passé quelques jours à l'intérieur, bien à l'abri, en sécurité, j'ai décidé de faire une chatte de moi et de prendre mon courage à deux pattes! J'ai demandé à ressortir à l'extérieur, sur mon petit territoire, qui me convient bien finalement.

La première fois que j'y suis retournée, j'y suis à peine restée 20 minutes. Ensuite, j'ai entendu un bruit que je n'aimais pas, et j'ai commencé à paniquer!! Mais comme mes parents me surveillaient de près, je n'ai pas eu à tirer sur ma corde comme une folle trop longtemps! Ils m'ont fait entrer rapidement.

La deuxième fois, j'y suis restée un peu plus longtemps. Mais j'étais encore bien craintive. Et après quelques jours, j'y suis restée encore un peu plus longtemps. Mais je demeure peureuse. Les bruits me font peur, surtout ceux de gros camions travaillant pas loin de chez-moi. Mais au moins, je sors un peu! Je prends de l'air, et quand je n'arrive plus à me contrôler, je tire sur ma corde près du patio, et mes parents viennent me chercher tout de suite.

Espérons qu'aucun autre événement inattendu ne viendra me donner encore plus la frousse de l'extérieur!!

dimanche 1 août 2010

La peur au ventre!

Cette semaine, je me suis détachée à trois reprises! J'y suis arrivée en tentant de me faufiler par le treillis sous le patio. Mais rassurez-vous, ce n'était vraiment pas volontaire de ma part, malgré ce que pouvaient en penser mes parents au début! Oh non! Si je me faufilais à cet endroit, c'était parce que j'avais peur! J'avais une peur atroce au ventre! Pourtant, je suis toujours sur mon territoire, à l'arrière de la maison. La cour est toujours clôturée, mais j'ai peur! Je n'arrive plus à me contrôler! Depuis quelques jours, j'entends un jeune chien se lamenter. Je ne sais pas où il est, mais je sens qu'il n'est pas loin de la barrière de la clôture, car c'est par là que je l'entends se lamenter! Il me donne la trouille! J'en tremble à chaque fois! Et quand il commence à se lamenter, moi, tout ce que je veux, c'est rentrer dans la maison. Mais mes parents ne m'entendent pas toujours, surtout quand les portes patios sont fermées. Donc, je dois me trouver par moi-même un endroit où me cacher, et le seul endroit sécuritaire que j'ai trouvé, est sous le patio. Mais à chaque fois, j'arrive à me détacher. Mon attelage reste pris dans le treillis et à force de me démener comme un beau diable pour me trouver une cachette au plus vite, c'est là que j'arrive à me débarrasser de cette brassière! Mais au lieu d'en profiter et d'aller courir la galipotte, j'ai tellement peur que je n'ai qu'une envie, que maman me fasse rentrer dans la maison, et vite à part ça!

La première fois qu'elle m'a vue passer devant les portes patios, elle n'en revenait pas que je me sois détachée, et ne comprenait pas comment j'avais fait et pourquoi je l'avais fait. Elle a ouvert la porte patio, et je me suis empressée d'entrer dans la maison. La deuxième fois, elle était aussi perplexe et n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Mais elle a commencé à lire dans mes pensées, et a compris que j'avais peur. Mais elle ne savait pas pourquoi. Elle connaît mes peurs usuelles, et aucune de celles-là n'étaient survenues pendant le laps de temps où j'avais été à l'extérieur. La deuxième fois, elle m'a fait entrer par la porte patio comme la première fois, mais cette fois, elle est sortie dehors pour tenter de comprendre le pourquoi de mon angoisse. Au même moment, elle a entendu ce chien se lamenter très fort. Mais elle n'était pas encore certaine qu'il était la cause de ma panique! C'est à la troisième reprise que ses soupçons sont devenues des certitudes. Quand elle a tenté de reproduire les lamentations du chien, elle a vu mon affolement. Elle a compris que ma peur provenait de là! Et depuis, j'ai peur de sortir dehors à cause de ce jeune chien qui n'arrête pas de se lamenter. Il se sent seul, il a peur lui aussi et il veut que ses parents le fassent entrer dans leur maison, mais soient ils ne sont pas là, soient ils ne s'en occupent pas. Une vraie vie de chien! Et moi, ben, je vais commencer à faire une vraie vie de chat... d'intérieur si ça continue!

jeudi 8 juillet 2010

J'aime les hauteurs!

Depuis quelque temps, j'ai pris l'habitude d'aller me coucher dans les hauteurs. Pendant que mes parents étaient partis en vacances, j'avais découvert que je pouvais monter sur le dessus du garde-robe de l'entrée. Et depuis, j'y allais régulièrement soit pour regarder mes parents de haut (enfin, c'était mon tour!), soit pour me cacher, pour espionner à l'insu de tout le monde et enfin, pour m'y coucher.

Mais depuis que mes parents ont changé les meubles de place dans le salon et qu'ils ont déménagé la grande et grosse bibliothèque près de l'entrée, devinez maintenant où je vais tout le temps maintenant? Sur le dessus de cette dernière! Pour y arriver, je grimpe tout simplement sur le dessus du garde-robe de l'entrée et ensuite je saute sur la bibliothèque. Je vais même vous montrer des photos à la fin de ce billet. Mais ma maman n'aime pas ça que j'aille là, car pour en redescendre, je ne fais pas le chemin inverse! Ben non! Je plonge littéralement sur le dessus du sofa en cuir, et comme j'ai des griffes, alors... vous comprenez pourquoi ma mère n'aime pas mon petit manège! Mais je m'en balance royalement, j'y vais pareil tout le temps! Comme vous avez appris à me connaître, vous savez maintenant que je ne suis pas toujours obéissante et que je suis même un tantinet tannante! hihi

Bon! Assez placoté! Place maintenant aux preuves photographiques!

















samedi 3 juillet 2010

Prise en flagrant délit

Maman m'a prise en flagrant délit de fouiller dans les poubelles! Oui, oui, je vous assure. Regardez par vous-même:



C'est le cas de le dire. Maman m'a prise la patte dans le sac!

Quand mon père a déposé ce sac dans les limites de mon territoire restreint, curieuse de nature comme je suis, je me suis empressée d'aller vérifier de quoi il en retournait exactement. Après avoir reniflé le sac en question sous toutes ses coutures, ça n'a pas été long que je me suis faufilée à l'intérieur. Il n'était même pas fermé! Pfttttt Et c'est à ma sortie de celui-ci que maman m'a attrapée en photo!

J'entends d'ici vos interrogations: "Mais tu devais être sale sans bon sens à ta sortie non?" "Pourtant, tu as dû sentir que ça sentait mauvais?" "Les chats sont reconnus pourtant pour leur propreté, comment as-tu osé t'enfoncer dans ces détritus immondes?"

Ne vous inquiétez pas. Ce sac à poubelle ne contenait pas des détritus, mais seulement de l'herbe fraîchement coupée. ;-)

dimanche 27 juin 2010

Maman prend la parole



Nous avons dû laisser Charlotte aux bons soins de ma soeur JAR pendant un long 10 jours. Encore une fois, comme en avril dernier. Mais avec ma soeur, je la savais entre de très bonnes mains et qu'elle serait bien traitée.

Charlotte est mon premier chat, dans la multitude que j'ai eus dans ma vie, à nous témoigner autant de joie quand nous revenons d'une longue absence. Habituellement, les chats nous accueillent avec indifférence, comme si notre retour ne changeait strictement rien à leur vie. Mais pas Charlotte. Elle n'est pas comme ça.

Quant nous sommes arrivés hier, elle était dehors. Elle m'a entendu à travers la porte patio ouverte, et s'est mise à miauler. J'ai donc été la rejoindre en m'approchant lentement. Sur le coup, elle me regardait avec une certaine méfiance je dirais, comme si elle n'était pas tout à fait certaine que c'était moi. Il y avait aussi le fait, je crois, qu'elle désirait rester dehors, que je ne la fasse pas entrer. Je me suis donc arrêtée et je la regardais tout en lui parlant. Et là, elle m'a finalement reconnue. Elle a trottiné vers moi en poussant de petits miaulements et est venue sur le trottoir se trémousser de tous bords tous côtés pendant que je la flattais. Elle était aux anges! Je l'ai prise dans mes bras et immédiatement, elle est venue sentir mon nez comme pour me souhaiter la bienvenue en langage corporel de minou.

Je l'ai détachée pour la faire entrer dans la maison. En la posant par terre, je lui ai dis que papa était là, à la porte d'entrée. Elle a trottiné vers lui, sa brassière sur le dos, et son père s'est mis à lui parler et à lui frotter les fesses comme il le fait toujours en signe d'affection. Elle se laissait faire, et se frôlait sur ses mains. Elle lui a également senti le nez en grimpant sur une petite table tout près.

Mais ce qui nous a fait chavirer le coeur, c'est que pendant que nous nous préparions pour aller au lit, elle a grimpé sur notre lit, aux pieds, et elle a commencé à se laver. Jamais au grand jamais elle ne va sur notre lit quand nous n'y sommes pas. Je me disais qu'elle sauterait en bas du lit une fois que nous serions couchés, mais non. Elle y est restée jusqu'à ce que nous étions presque endormis, un peu comme si elle nous gardait ou veillait à ce que nous ne partions pas de nouveau. Cela m'a gonflé le coeur de tendresse et d'amour pour cette petite boule de poil. Elle s'était vraiment ennuyée de nous. Elle nous le démontrait de cette façon.

Et ce matin, elle me l'a encore démontré en venant se coucher avec moi, dans mes bras. Elle ne fait ça que vraiment très très rarement. Elle est demeurée avec moi pendant près de deux heures jusqu'à ce que je me lève. Et elle y serait demeurée encore si je ne m'étais pas levée. Elle ne voulait plus me laisser. Elle avait besoin de se coller sur moi, de me lécher les doigts, la main, le bout du nez.

Notre petite Charlotte d'amour, même si elle était entre de merveilleuses mains, s'est ennuyée de nous comme c'est pas possible! Si elle était de race canine, nous pourrions l'emmener avec nous. Mais un chat, ça n'aime pas la voiture autant. Il nous est donc impossible de le faire. Mais ça nous donne l'occasion, à notre retour, de recevoir des témoignages de grande affection et d'amour de notre petite Charlotte.

Elle m'a bien gentiment prêté son blogue ce matin pour que je puisse exprimer mes sentiments. Je lui recède donc la place.

samedi 12 juin 2010

Je porte une brassière

Maman me taquine en me disant que tout comme elle, je porte une brassière. Elle fait, bien évidemment, référence à l'attelage que je dois porter quand je vais dehors. C'est vrai que ça y ressemble en quelque sorte. Je dois le porter sur mon dos, comme elle, et il sangle ma poitrine. La seule différence, c'est que pour moi, en plus, il entoure mon cou. Et c'est aussi fatiguant l'un que l'autre. Quand j'entre dans la maison et qu'elle me l'enlève (ben, papa ou maman en fait, dépendamment de qui me fait entrer), c'est toujours un immense soulagement. Je me sens tellement légère et libre de mes mouvements! J'aimerais ne plus avoir à le porter. Papa en parle parfois, mais maman ne veut rien savoir! Elle exige que quand je vais dehors, j'aie mon attelage! Je pense que maman veut tout simplement que je sois comme elle. Je suis sa fifille, donc je dois porter moi aussi ma brassière! Pas drôle vous savez la vie de fille!